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Indépendant ? Ok… mais dans le cinéma…
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Bien des gens en rêvent: quitter leur job et devenir indépendant. J’ai fait ce choix il y a plus de 7 ans. Le risque en valait-il la peine ?

Quand l’idée étrange de travailler dans le cinéma m’a traversée l’esprit durant mes études universitaire, j’imaginais que ma vie allait ressembler au film de Francois Truffaut « La Nuit Américaine. Passant de plateau en plateau, d’abord en régie, puis comme 3ème assistant-réalisateur pour, peut-être devenir, 1er assistant. Et devenir, pourquoi pas réalisateur… En tout cas être libre, indépendant et vivre pleinement ma passion pour le cinéma.

Disons que ça ne s’est pas tout à fait passer comme ça. Les premières années ont été difficiles, les mandats ne se succédant pas suffisamment pour dégager un salaire décent. Il a fallu s’accrocher et croire que le travail allait finir par payer. Ce qui est le cas quand on est passionné. Cela fait 7 ans que je ne rechigne plus à me lever pour aller travailler. 7 années de doutes, de questionnements, d’erreurs mais aussi de réussites et de beaux films.

Ce récit, beaucoup d’indépendants vont le reconnaître, car c’est aussi le leur. J’ai partagé mes expériences avec un grand nombre d’entre eux (elles). On a affronté les mêmes difficultés, les mêmes refus, les mêmes fins de mois compliqués. L’argent n’est dans tous les cas pas notre motivation première. Notre vrai luxe dans la vie, c’est d’être maître de notre temps.

La chance dans ce métier, c’est qu’il bouge sans cesse, la technologie apportant de nouveaux outils à la narration. Et celle-ci qui en retour en demande plus à la technique. Il faut s’adapter, se ré-approprier de nouveaux moyens d’expression. Mais cela a le mérite de se remettre en question en continu, de sortir de sa zone de confort.

Cela valait-il la peine ? Oh que oui, je ne regrette rien. En tant que salarié, on se projette plutôt sur le mode « réussir ». Il faut gravir les échelons, atteindre le sommet de la hiérarchie et si possible, afficher sa réussite par ses biens matériels. En tant qu’indépendant, il est plus important pour moi de me réaliser en tant que personne que de réussir. Prôner le mode « être » plutôt que le mode « avoir » pour reprendre le titre d’un ouvrage d’Erich Fromm. D’ailleurs, qu’est-ce que cela vaut dire « Réussir sa vie  » ?

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