AFGHAN MEMENTO
Long métrage documentaire - CH, 2010, 65min.
Festivals:
Doc Outlook Market Selection, Visions du Réel, Nyon, Suisse
Docs For Sales Selection, IDFA, Amsterdam, Pays-Bas
Festival du Sud 2011, Sélection officielle, Neuchâtel, Suisse
Diffusion:
Afghan Memento est sorti en salles en décembre 2010 en Suisse romande et en mars 2012 sur RTS 2.
Ventes internationales: Sideways Films à Londres.
Avec le soutien de la loterie romande, de la fondation culturelle BCN et de la Ernst Göhnung Stiftung.
Avec le soutien de la loterie romande, de la fondation culturelle BCN et de la Ernst Göhnung Stiftung.
SYNOPSIS:
En 1988, Olivier Brodard a effectué un périple humanitaire de 6 mois en Afghanistan, alors sous occupation soviétique. Ce voyage l’a amené dans la vallée du Panshir où il y rencontre le commandant Massoud et partage la vie quotidienne du peuple afghan. Témoin privilégié de cette époque, il consigne et photographie son aventure.
A son retour, il est victime d’un terrible accident de la route. Après plusieurs semaines de coma, il finit par se réveiller mais réalise se retrouve amnésique.
Près de vingt ans plus tard, partiellement remis, il accepte de fouiller dans ses archives afin de se remémorer son séjour afghan. Persuadé que cette démarche l’aidera à reconstruire une part de son identité, Olivier décide de plonger dans sa mémoire…
Production: Pi Production // Réalisation: Jacques Matthey // Image/Son: Julien Rennes/Jacques Matthey/David Baumann // Montage: Abel Redon // Sound Design: Spocksone // Musique Originale: Stanislas Romanowsky // Narrateur: Matthieu Béguelin // Montage son: Maurice Engler - Line // Mixage: Enrico Perricone // Graphic Design: Contreforme.ch // Animation & Compositing: Wombat FX
En 1988, Olivier Brodard a effectué un périple humanitaire de 6 mois en Afghanistan, alors sous occupation soviétique. Ce voyage l’a amené dans la vallée du Panshir où il y rencontre le commandant Massoud et partage la vie quotidienne du peuple afghan. Témoin privilégié de cette époque, il consigne et photographie son aventure.
A son retour, il est victime d’un terrible accident de la route. Après plusieurs semaines de coma, il finit par se réveiller mais réalise se retrouve amnésique.
Près de vingt ans plus tard, partiellement remis, il accepte de fouiller dans ses archives afin de se remémorer son séjour afghan. Persuadé que cette démarche l’aidera à reconstruire une part de son identité, Olivier décide de plonger dans sa mémoire…
Production: Pi Production // Réalisation: Jacques Matthey // Image/Son: Julien Rennes/Jacques Matthey/David Baumann // Montage: Abel Redon // Sound Design: Spocksone // Musique Originale: Stanislas Romanowsky // Narrateur: Matthieu Béguelin // Montage son: Maurice Engler - Line // Mixage: Enrico Perricone // Graphic Design: Contreforme.ch // Animation & Compositing: Wombat FX
NOTE D’INTENTION:
Ce projet documentaire résulte d’une rencontre effectuée il y a plusieurs années avec Olivier Brodard, un suisse de 42 ans. Et son histoire personnelle m’avait suffisamment touchée pour que l’envie d’en faire un film devienne une évidence.
Jugez plutôt: En juin 1988, Olivier Brodard décide d’accompagner en Afghanistan un ami rencontré au cours de son service militaire. Celui-ci, alors sympathisant de la cause afghane, désire se rendre auprès des rebelles afghans pour leurs donner en mains propres une importante somme d’argent destinée à aider la population locale. Ils se retrouvent donc au Pakistan, puis en Afghanistan où ils rejoignent la vallée du Panshir. Sur place, ils ont le privilège de rencontrer un homme qui se bat pour l’intégrité de son peuple, un certain commandant Massoud. Ils partageront pendant plusieurs mois le quotidien des moudjahidins avant de revenir en Suisse.
Ce voyage est une révélation pour Olivier. Il veut y retourner sans attendre. Mais un événement va changer sa vie: A son retour d’Afghanistan, Olivier est victime d’un accident de la route qui le plonge dans un coma profond. Après plusieurs semaines, il se réveille enfin mais ne reconnaît même plus ses parents. Les premiers mots qui reviennent sont les quelques bribes de dari (langue principale des Tadjiks) appris durant son voyage, témoignant ainsi de l’impact qu’a pu avoir ce périple sur son identité. Puis, les progrès se font de plus en plus rapides. Olivier peut retrouver un semblant de vie normale. Presque normale… En effet, l’ultime séquelle de son accident le suivra toute sa vie: il n’a plus de mémoire immédiate. Par conséquent, il s’astreint à noter chaque soir dans un petit carnet ce qu’il a fait durant la journée et le nom des personnes qu’il a rencontrées. Unique moyen de garder une trace de sa vie quotidienne.
Dès le départ, l’envie de réaliser un portrait de cet homme exceptionnel s’est imposée. Au fur-et-à-mesure des discussions, j’ai été frappé par la volonté affichée d’Olivier de partager son expérience. Il voulait faire publier son récit, mais le travail lui semblait au-dessus de ses forces. Convaincu que la mémoire lui faisait défaut et que ses sensations avaient disparu, je me suis très vite rendu compte du contraire. Le fait de l’interroger sur des points précis de son voyage lui faisaient remonter des souvenirs qu’il pensait à jamais enfouis. Et il dût bien admettre que ses sensations revenaient également, mais sans pouvoir forcément les identifier comme telles.
Olivier me confia alors son bien le plus précieux: son carnet de voyage. Dans un style télégraphique, il décrit son quotidien dans les moindres détails. C’est le témoignage de l’époque, avant l’accident. Afin d’en garantir la conservation, je l’ai retranscrit intégralement. Par la suite, je vais effectuer une série d’entretiens filmés avec Olivier. Le carnet me servira de fil conducteur pour diriger les entretiens, me permettant ainsi d’aborder certaines questions dans l’espoir qu’elles feront remonter des souvenirs enfouis.
Conscient des attentes qu’Olivier peut avoir d’une telle démarche, les règles du jeu ont été établies d’entrée. Je ne suis pas un thérapeute qui utilise ce moyen – faire un film – pour “guérir” une amnésie. Mon intérêt réside avant tout à observer et filmer le processus de reconstruction de la mémoire.
Nous nous trouvons là au coeur du sujet du film. Si le cinéma documentaire se nourrit essentiellement de témoignages et pose ainsi la question de la subjectivité inhérente à ce type de source, quel crédit pouvons-nous accorder à un témoignage provenant d’une personne souffrant d’amnésie ? Le témoignage d’Olivier est-il pour autant moins “valable” que d’autres ?
Le film propose ainsi, au travers de son histoire personnelle, de susciter une réflexion sur le statut de la mémoire; et par extension, sur le processus de la (re)construction de l’identité. Nous nous définissons tous par les traces, les souvenirs de nos histoires respectives. Alors comment vit-on lorsque le passé n’est qu’images floues, bribes de souvenirs qui rendent impossible un quelconque lien avec le quotidien... Comment reconstruit-on son identité avec une mémoire lacunaire ?
C’est à cette question que le film tentera d’apporter des éléments de réponse...
Jacques Matthey / octobre 2008
MEDIAS:
"Rien n’est joué", Radio suisse romande. Vendredi 5 novembre 2010.
Madeleine Caboche a reçu une heure durant le réalisateur d’AFGHAN MEMENTO.
Ecoutez l’émission dans son intégralité ici
"A Première Vue", Radio suisse romande, en direct de Locarno. Mardi 11 août 2009.
Pierre Philippe Cadert vous fait vivre le 62e Festival du film de Locarno.
Avec aujourd’hui:
Jacques Matthey, jeune réalisateur neuchâtelois en visite à Locarno afin de trouver des diffuseurs pour son documentaire, Afghan Memento, consacré au mystérieux voyage en Afghanistan d’un jeune Suisse, en pleine invasion soviétique.
Lesté de 50 000$ destinés aux Moujahidines, le jeune hommeconsignera tous ses faits et gestes dans plusieurs carnets. De retouren Suisse, il devient amnésique suite à un accident de voiture...
Ecoutez l’interview ici
Ce projet documentaire résulte d’une rencontre effectuée il y a plusieurs années avec Olivier Brodard, un suisse de 42 ans. Et son histoire personnelle m’avait suffisamment touchée pour que l’envie d’en faire un film devienne une évidence.
Jugez plutôt: En juin 1988, Olivier Brodard décide d’accompagner en Afghanistan un ami rencontré au cours de son service militaire. Celui-ci, alors sympathisant de la cause afghane, désire se rendre auprès des rebelles afghans pour leurs donner en mains propres une importante somme d’argent destinée à aider la population locale. Ils se retrouvent donc au Pakistan, puis en Afghanistan où ils rejoignent la vallée du Panshir. Sur place, ils ont le privilège de rencontrer un homme qui se bat pour l’intégrité de son peuple, un certain commandant Massoud. Ils partageront pendant plusieurs mois le quotidien des moudjahidins avant de revenir en Suisse.
Ce voyage est une révélation pour Olivier. Il veut y retourner sans attendre. Mais un événement va changer sa vie: A son retour d’Afghanistan, Olivier est victime d’un accident de la route qui le plonge dans un coma profond. Après plusieurs semaines, il se réveille enfin mais ne reconnaît même plus ses parents. Les premiers mots qui reviennent sont les quelques bribes de dari (langue principale des Tadjiks) appris durant son voyage, témoignant ainsi de l’impact qu’a pu avoir ce périple sur son identité. Puis, les progrès se font de plus en plus rapides. Olivier peut retrouver un semblant de vie normale. Presque normale… En effet, l’ultime séquelle de son accident le suivra toute sa vie: il n’a plus de mémoire immédiate. Par conséquent, il s’astreint à noter chaque soir dans un petit carnet ce qu’il a fait durant la journée et le nom des personnes qu’il a rencontrées. Unique moyen de garder une trace de sa vie quotidienne.
Dès le départ, l’envie de réaliser un portrait de cet homme exceptionnel s’est imposée. Au fur-et-à-mesure des discussions, j’ai été frappé par la volonté affichée d’Olivier de partager son expérience. Il voulait faire publier son récit, mais le travail lui semblait au-dessus de ses forces. Convaincu que la mémoire lui faisait défaut et que ses sensations avaient disparu, je me suis très vite rendu compte du contraire. Le fait de l’interroger sur des points précis de son voyage lui faisaient remonter des souvenirs qu’il pensait à jamais enfouis. Et il dût bien admettre que ses sensations revenaient également, mais sans pouvoir forcément les identifier comme telles.
Olivier me confia alors son bien le plus précieux: son carnet de voyage. Dans un style télégraphique, il décrit son quotidien dans les moindres détails. C’est le témoignage de l’époque, avant l’accident. Afin d’en garantir la conservation, je l’ai retranscrit intégralement. Par la suite, je vais effectuer une série d’entretiens filmés avec Olivier. Le carnet me servira de fil conducteur pour diriger les entretiens, me permettant ainsi d’aborder certaines questions dans l’espoir qu’elles feront remonter des souvenirs enfouis.
Conscient des attentes qu’Olivier peut avoir d’une telle démarche, les règles du jeu ont été établies d’entrée. Je ne suis pas un thérapeute qui utilise ce moyen – faire un film – pour “guérir” une amnésie. Mon intérêt réside avant tout à observer et filmer le processus de reconstruction de la mémoire.
Nous nous trouvons là au coeur du sujet du film. Si le cinéma documentaire se nourrit essentiellement de témoignages et pose ainsi la question de la subjectivité inhérente à ce type de source, quel crédit pouvons-nous accorder à un témoignage provenant d’une personne souffrant d’amnésie ? Le témoignage d’Olivier est-il pour autant moins “valable” que d’autres ?
Le film propose ainsi, au travers de son histoire personnelle, de susciter une réflexion sur le statut de la mémoire; et par extension, sur le processus de la (re)construction de l’identité. Nous nous définissons tous par les traces, les souvenirs de nos histoires respectives. Alors comment vit-on lorsque le passé n’est qu’images floues, bribes de souvenirs qui rendent impossible un quelconque lien avec le quotidien... Comment reconstruit-on son identité avec une mémoire lacunaire ?
C’est à cette question que le film tentera d’apporter des éléments de réponse...
Jacques Matthey / octobre 2008
MEDIAS:
"Rien n’est joué", Radio suisse romande. Vendredi 5 novembre 2010.
Madeleine Caboche a reçu une heure durant le réalisateur d’AFGHAN MEMENTO.
Ecoutez l’émission dans son intégralité ici
"A Première Vue", Radio suisse romande, en direct de Locarno. Mardi 11 août 2009.
Pierre Philippe Cadert vous fait vivre le 62e Festival du film de Locarno.
Avec aujourd’hui:
Jacques Matthey, jeune réalisateur neuchâtelois en visite à Locarno afin de trouver des diffuseurs pour son documentaire, Afghan Memento, consacré au mystérieux voyage en Afghanistan d’un jeune Suisse, en pleine invasion soviétique.
Lesté de 50 000$ destinés aux Moujahidines, le jeune hommeconsignera tous ses faits et gestes dans plusieurs carnets. De retouren Suisse, il devient amnésique suite à un accident de voiture...
Ecoutez l’interview ici

